Hanter la coquette

Hanter la coquette : un rêve de petit-maître

Au siècle du bel esprit, la compétition fait rage.
À ma droite, la coquette,
Reine des salons, souveraine du bon ton,
À ma gauche, le petit-maître, tout de falbalas vêtu,
Courant ça et l� telle une âme éperdue,
Pour vanter le contour de son mollet tendu.
La première pose, et joue, s’éventant comme d’autres respirent,
Le second s’affaire et s’inquiète, et cherche partout la coquette,
Sa rivale éternelle, éternellement distraite ;
Qu’elle ait changé de mouche, repoudré sa joue,
Pire encore, trouvé un nouveau tailleur,
C’est le monde tout entier de notre savant ès bonnets
Qui s’effondre en pleurs.
Il lui faudra parer, et se fendre, et le coup porter,
Pour, � tout jamais, de la coquette le rêve briser.