L'âme, l'abeille, l'hiver et la terre

Il avait du mal à penser, du mal à rêver, il avait froid.
Il se disait : « L’hiver sur Terre emprisonne âmes et abeilles. »
Il continua un long moment à fouler la terre, à fouler l’hiver.
De cette terre désolée qu’il regardait en silence, rien ne semblait poindre.
Puis, soudain, venue de nulle part, une abeille apparut dans son champ visuel et zébra un instant l’espace, fugitive et céleste.
Et alors il comprit.
L’âme et l’abeille ont la Terre pour hiver.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *