Une histoire d'amour… sur le Parvis de la Cathédrale de Tours

Comment ai-je pu retomber dans l’illusion des amours d’été? Je ne veux plus continuer cette histoire sans avenir. Je ne dois plus. Je vais tout arrêter, c’est sûr, plus d’hésitations à avoir. Il est très mignon Alexandre mais si jeune, trop jeune pour moi. Sa naïveté et sa fougue pleine de maladresses m’ont conquis. Il dit que je suis belle, peu importe mon âge pour lui. Et pourtant, c’est mal! Je vais rompre mais comment lui annoncer?

Je dois faire simple et direct. Je ne supporte plus son enthousiasme juvénile, sa propension à briser les objets où à dire des bêtises sans sans rendre compte. Je fulmine encore plus quand il me dit de rester calme, de ne pas élever la voix et de comprendre qu’il a beaucoup de choses à apprendre. Je n’en peux plus d’avoir à le reprendre sans cesse et d’avoir à tout lui expliquer. C’est vrai qu’il ne peut pas tout connaître…

Je me suis laissée avoir comme une adolescente à cette fête de la musique. Il chantait faux mais avec une telle conviction et un tel regard de désir envers moi… Mais ce soir, je dois rompre, je vais essayé, je dois y arriver. Ce rendez-vous sur le parvis de la Cathédrale m’énerve, toujours ses idées pseudo-romantiques. Tours recèle pourtant d’autres lieux plus propices aux marivaudages et surtout plus discrets.

Finalement, ce lieu est une chance. Je dois en profiter pour y terminer notre histoire d’amour. C’est trop beau. Il faut que nous rompions avant le feu d’artifices du 15 août. Il s’imagine déjà une soirée langoureuse sous les étoiles filantes à attendre la féerie de fusées. Ce soir, 12 août, je dois être courageuse, dans 3 jours, j’ai 44 ans et cela je ne peux pas lui dire.

une histoire d’amour avec les contraintes avec les contraintes suivantes: âge (12 et 44 ans) ; événement (annonce de rupture), temps (12 août en fin de soirée), lieu (parvis de la Cathédrale de Tours) et caractères (colérique et maladroit).